samedi 17 avril 2010

Providence.

Après cette excellente nouvelle (message précédent) je me prépare à déménager. Je quitte New York et pars m'installer dans la petite ville de Providence, dans le plus petit état des Etats-Unis, l'état de Rhode Island. Providence en est la capitale.
J'ai visité plusieurs appartements avant de m'arrêter sur un studio qui sera proche de mon école.
Providence est une ville de petite taille comparée à New York, une ville universitaire car elle est, entre autre, le siège de Rhode Island School of Design et Brown University. Beaucoup d'étudiants y vivent. Ci-dessous est une photo de mon immeuble, encore faut-il que j'obtienne le bail! Ce n'est pas chose facile, il me semble qu'il y a beaucoup de désorganisation du coté du propriétaire. 
Si tout va bien, le week end prochain j'aurai emménagé dans un nouvel appartement, et pourrais doucement me familiariser avec la ville avant ma rentrée en Septembre.























Une photo d'une église au bout de ma rue.
Et ci-dessous une vue du "Downtown Providence", le centre ville:

vendredi 26 mars 2010

A voir! 




















Le site de l'école:
Un retour prochain?

Ça y est, les réponses sont arrivées, enfin pas toutes, mais suffisamment pour avoir une idée. Je souhaitais, pour la rentrée prochaine, étudier dans une grande université américaine. Je n'ai pas été pris dans trois des 7 universités que j'avais demandé. Pour une quatrième j'ai été accepté mais seulement en Lighting Design et non en architecture. J'avais demandé à entrer en "Dual Degree", c'est un double cursus qui offre le master d'architecture et le master d'arts en design de lumière. J'ai été refusé en architecture, mais accepté en lumière.
Du coup je ne suis qu'a moitié tenté par cette offre. Seule l'idée du double cursus m'intéressait. Parsons, The New School of Design, située à New York, offre ce programme. Mon expérience pourrait donc toucher à sa fin si aucune école ne m'accepte, et je rentrerai donc en France, pour retourner à Paris à la rentrée de Septembre.
Mais si les américains ne vont peut-être pas tant me manquer, car je serais content de retrouver mes amis et famille, c'est l'ambiance qui règne ici qui va faire défaut. Ce sentiment étrange de vaste étendue, même au coeur de New York. Mes amis sont venus. Tous ne ressentent pas cela lorsqu'ils visitent la ville. Mais c'est mon cas, je respire. Peut-être est-ce la présence de l'eau, le fait que Manhattan soit une ile, que la mer soit à sa pointe, et que deux rivières la bordent. Qui sait?
Et puis il y a le mode de vie. Malgré les vies privées de nombreuses périodes de vacances, que l'on trouve en France, ici on essaie de profiter du temps que l'on a quand on l'a. Le temps libre est un bien précieux. La vie est pratique, et malgré moi, je compare sans cesse mes expériences au quotidien avec la vie en France. Ces magasins ou tout est soldé 365 jours/an. Ces étranges façon de dépenser tellement moins dans une ville tellement chère et dans le pays de la consommation poussée à l'extrême. Cette possibilité de s'habiller pour moins, bien moins d'argent qu'en France. Cette facilité de trouver du travail (pour moi cela n'a pas été facile, mais le secteur de l'architecture n'est pas en bonne forme, et mon diplôme non clairement reconnu ici). Cette possibilité de créer sa propre entreprise, facilement.
Ce n'est pas facile d'être expatrié, mais on finit tôt ou tard par enfin trouver ses repères, prendre ses marques dans un nouveau pays. On s'y fait et on finit par apprécier. Revenir sur ses pas n'est donc pas aisé. Ainsi, même si je connais bien Paris, je me retrouverai comme un expat, temporairement sans repères quotidiens, le temps de réapprendre à vivre à la française.
J'ai le sentiment de ne pas encore avoir accompli ce pour quoi j'étais venu, que mon expérience est encore en cours, et qu'il reste de nombreuses choses à découvrir sur le mode de vie américain.
Il change d'ailleurs, ce mode de vie. Enfin, la réforme de l'assurance maladie est acceptée, et va bientôt être mise en place. Les États-Unis progressent et le niveau de vie s'améliore, les institutions financières et leur mode de fonctionnement s'assainissent. Les États-Unis seraient-ils en passe de devenir le prochain nouvel exemple à suivre? Je n'irai pas jusque là. Mais il est certain que ces derniers changements sont un progrès. On ne peut malheureusement pas en dire autant de l'état actuel de la France.
Ce constat n'aide en rien à mon envie de rester aux États-Unis pour ne pas retourner en France. Mais au final, si je rentrais, y aurait-il une manière pour moi d'apporter ma pierre à l'édifice fissuré et d'aider mon pays? Pour ça, ça vaudrait le coup!

vendredi 19 février 2010

L’hystérie du moment !

Imaginez-vous, je suis en soirée, je rencontre des gens, de potentiels amis en devenir, de bons contacts. La réaction est souvent très polie, avec un sourire si brillant que je suis ébloui ! C’est l’effet "dents blanches". Je raconte ma vie, je surprends, je fais rire, tout ce qu’il y a de plus normal lorsque l’on essaie de faire connaissance. Mon réseau d’amis à New York n’est pas très étendu. Je fais mon possible pour plaire. Ne le faisons-nous tous pas ? (cette dernière phrase a-t-elle un sens ?). 
La soirée avance, j’ai fais le plein de nouveaux amis, il est maintenant temps de "bouger", et de sortir, ou bien de rentrer, tout dépend d’où la soirée a commencé. Et c’est le moment que je préfère, ou plutôt que je préférais : On se dit "a bientôt, que l’on va se revoir ! C’est sur ! Cette semaine on va boire un coup avec le petit groupe, c’était cool, il faut remettre ça ! Totally !". Et puis plus rien, cela n’ira pas plus loin dans ces amitiés d’une soirée, du moment. Les semaines passeront sans nouvelles. 
Il faut comprendre. Etre apprécié à une soirée, avoir une discussion intéressante avec quelqu’un ne veut pas dire que mon réseau va s’étendre ! Le souci est que lorsque je dis que je souhaite revoir ces nouvelles têtes fraichement rencontrée, je le pense ! Il y a cette tendance à l’hystérie dans la manière dont est exprimé le sentiment de joie (l’alcool aidant ? Pas toujours en tout cas). Une hystérie qui au final a peu de valeur. Ils m’adorent au bout d’une heure, veulent me revoir a la prochaine "house party", et oublient mon nom le lendemain, et dans le pire des cas, je ne reverrais jamais ces futurs amis aussi prometteur étaient-ils. Il y a dans tout cela quelque chose de frustrant. 
La même chose arrive dans d'autres cas, exemple : Je donne des cours particulier de français à une jeune étudiante. Mercredi dernier, 15 minutes après le début supposé du cours, installé dans le café, j’ai fini par appeler la mère et demander ce qu’il se passe. Oh, laissez moi vous dire qu’elle était tellement désolé, qu’elle avait oublié de m’appeler, qu’elle était tellement, mais tellement désolé (comme les 4 autres fois ou c’est arrivé auparavant, sur 5 cours annulés au total !). Cinq fois le mot "sorry" est revenu dans la conversation !
J’ai enfin saisi ! Elle n’est en réalité pas vraiment désolé, elle s’en fou juste ! Aussi aimable qu’elle a pu être au téléphone et combien de fois elle a dit être désolée, il n’est pas moins vrai que cela arrivera encore. 
C’est encore cette hystérie du moment : Oh sorry, I’m so sorry, sorry ! Ou alors: Oh I love you, you’re fun ! We should totally hang out sometimes… Non, on ne va pas "hang out", et non tu n’es pas "sorry" !

Bien sur tout cela n’arrive pas qu’à moi, cependant, étant une attitude établie et acceptée, personne ne s’en étonne, c’est tout à fait normal. C’est donc bien plus dur à expliquer sans critiquer.
Amer ? Un peu ! Mais maintenant je sais mieux. ;-)

samedi 6 février 2010


UN BILAN ?

Voila plus d’un an que j’ai quitté la France. Il est temps de faire un bilan. J’avais la ferme intention de monter une vidéo retraçant un an de vidéos et photos de mon blog et ma vie à new York ; mon arrivée à Cooper Square, à Madison Avenue dans les hauteurs de Harlem, mon boulot à Chinatown que mes anciens patrons aimaient penser être une partie du Lower East Side, « qui a dit que c’était la honte Chinatown ? ». Et enfin mon arrivée dans l’Upper West Side, mon emménagement dans ce quartier résidentiel vivant, à proximité des parcs, des restaurants, des étudiants de la Columbia University, « qui font monter les prix ». Et puis je me suis laissé emporter par la douce maladie des projets qui ne finissent pas. Par cet étrange fait avéré qui est que le temps disponible pour des projets n’est pas proportionnel à l’avancement de ces projets, « si si ! Enfin non non !».
Je vis à New York depuis le 15 septembre 2008 mais je n’y travaille plus depuis le 29 juin 2009. Tout ce temps je l’ai passé à courir à Central Park, à aller faire mes courses, m’occuper de mon chat Oliver, prendre des photos des rues et des immeubles, marcher le long de l’Hudson River, emmener en visite mes amis de passage. J’ai terminé un de mes projets, celui d’écrire un script. Mon bilan d’une année à New York est en retard. Enfin, le plus important de tous, c’est mon rêve d’entrer un jour dans une grande université américaine. Une demande d’inscription étant un processus long et complexe, cela à été l’essentiel de mon occupation journalière pendant les derniers mois. Je ne peux pas encore connaitre le fruit de mes efforts et dois attendre le mois de Mars, « la pression vous dites ? Pas du tout ! ».
Pourquoi les projets que l’on entreprend, et qui n’ont pas de relation directe avec notre travail, sont-ils si souvent mis de coté, terminés en retard ou pire encore, jamais terminés ? Soyons honnête, ils sont rarement oubliés, c’est une autre raison. Ils sont là quelque part, dans notre tête et nous hantent. Qu’il s’agisse d’écrire un article pour un blog que l’on s’était promis de ne pas laisser tomber : « Pour celui-là c’est décidé, j’écris un article par semaine ! Pas comme les autres… » Ou bien de s’acheter une moto avant l’âge de 60 ans, et de reprendre la route, les projets sont toujours là, ceux qui ne sont pas aboutis sont seulement en suspens. Il n’est que rarement trop tard pour les reprendre.
Alors, oui, nous sommes pris dans le quotidien compliqué et chargé d’impératifs immanquables « vous lisez l’ironie dans immanquable ? ». Mais j’ai testé le quotidien libre, sans impératif à court terme, avec une semaine complète à vivre dans une des plus belle villes au monde, sans emploi et rien d’autre à faire que de me donner le temps de finir mes projets. Certains ont été terminés, d’autre non. Mon avis est que seule la volonté est responsable pour leur aboutissement, et que si l’on décide d’accorder du temps à nos projets, nos envies, nos rêves, tout est faisable ! Il faut savoir ménager sa volonté.
Je ne souhaite pas être lus comme mélancolique, ni moralisateur, je partage seulement mon avis et mon petit bout d’expérience.
« L’homme devient vieux lorsque ses regrets prennent la place de ses rêves. »


Photo copyright Capucine ;-)

vendredi 30 octobre 2009

Brooklyn.

Une petite vidéo d'ambiance, lors de mon passage à Brooklyn hier.
Le soleil était là.

Proud of myself!

Ma première Halloween Pumpkin!
J'ai réalisé cette citrouille, achetée $1 dans un supermarché de l'upper west side, de taille moyenne, pas grosse comme celle que l'on trouve ici, mais tout a fait raisonnable pour un début.